histoire de
Lyon
l’histoire du nom :
Malgré les apparences phonétiques, le nom de la ville n’a rien à voir avec l’animal. Lyon vient de Lougoudounon. C’est le nom qu’avaient donné les colons romains venus de Vienne (ce n’était pas du tourisme, ils avaient été chassés par les Allobroges) à notre ville, en 43 avant Jésus Christ. Le nom, avec l’accent lyonnais, s’est vite contracté en Lugdunum, puis Lugduum, puis Lydiuum, puis, enfin, en Lyon, à partir du XIIIe siècle.
Moyen Âge :
Durant toute la première moitié du Moyen Âge, Lyon est repliée sur les deux rives de la Saône. Du ve au xe siècle, les sources et les études archéologiques manquent pour décrire précisément la ville, mais il semble qu’il y ait peu d’évolutions, pas de constructions civiles d’ampleur et peu de nouveaux établissements religieux. Avec le tournant de l’an mil, la cité rhodanienne recommence à se développer. Des xie et xiie siècles datent les constructions du château de Pierre Scize et le rempart qui entoure le quartier canonial de Saint-Jean. Dans le domaine civil, le premier pont de pierre de Lyon, sur la Saône, est construit au niveau de la place du Change et achevé dans les années 1070.
Se promener sur le site historique de Lyon, c’est flâner à travers le temps, depuis sa fondation en 43 avant J.-C. jusqu’à nos jours. La ville a gardé des traces permanentes et continues des périodes qui ont marqué son histoire. L’origine de l’installation de l’homme sur le site de la ville de Lyon remonte vraisemblablement à 10 000 ans av. J.-C. au Nord en bordure de Saône, à Lyon-Vaise (9e) où un port important y était présent. Ensuite la population se densifia progressivement pendant l’âge du Bronze et l’âge du Fer. C’est à partir de 43 av. J.-C. que le gouverneur romain Munacius Plancus fonda une colonie sur Fourvière dénommée Lugdunum. La ville devint vers 20 av. J.-C. le point de départ des quatre grandes voies romaines vers le Rhin, la Manche, l’Aquitaine et la Narbonnaise. La cité restera prospère jusqu’au milieu du IIe siècle et devint capitale économique de la Gaulle. Elle s’étendit sur les deux rives de la Saône et la Presqu’Ile avec une population estimée jusqu’à 50 000 habitants. Au IIIe siècle, Lyon subit les invasions germaniques et le brigandage : la ville déclina et les habitants se déplacèrent de Fourvière vers Saint-Paul et Saint-Georges. Le nouveau centre correspondait alors au groupe épiscopal de Saint-Jean. Au Moyen Age, Lyon se développe le long de la Saône et devient la deuxième ville de la chrétienté médiévale, derrière Rome. A la Renaissance, la cité possède quatre foires annuelles de deux semaines chacune qui attiraient des marchands de toute l’Europe. Internationale, Lyon devient un centre financier et héberge des succursales de banquiers italiens, florentins, milanais et lucquois. En 473, Barthélémy Buyer introduit l’imprimerie dans la ville. Le plus grand siècle de Lyon fut sans doute le XVIe siècle : 60 000 habitants, plate-forme de commerce européen, relations avec les pays méditerranéens, le Nord de la France, la Rhénanie et la Suisse. En même temps, la ville compte un grand nombre de manufactures de tissage de soie, qui vont se développer au XIXe siècle passant du quartier Saint-Georges à la Croix-Rousse.
Renaissance :
Cette période est l’un des âges d’or de la ville. S’enrichissant considérablement, sa population augmente suffisamment pour quasi tripler avec un pic vers 60 000 à 75 000 habitants. La croissance économique de Lyon en fait alors une des villes les plus prospères d’Europe, grâce au succès des quatre foires annuelles. L’ensemble du grand commerce européen passe désormais et pour un siècle par Lyon, et les plus grandes banques de l’époque, essentiellement italiennes s’installent en ville, dont les Médicis, les Gadagne ou les Gondi. Lyon se développe également grâce à ses industries propres, dont les plus importantes sont la soierie et l’imprimerie avec notamment les imprimeurs Sébastien Gryphe et Jean de Tournes