histoire de

Nice

l’histoire du nom : En réalité, le nom de la ville de Nice vient du mot grec « nikê » (ne pas oublier le circonflexe), qui signifie la victoire. Il faut se souvenir que les Grecs ont colonisé tout l’arc méditerranéen français actuel, donnant leurs mots comme nom aux sites conquis.

Nice française : Le 11 juin, un décret impérial promulgue le traité de rattachement et le 12 un senatus consulte proclame l’application des lois françaises. Nice devient la préfecture du nouveau département des Alpes Maritimes. En 1864, l’arrivée du chemin de fer augmente considérablement l’essor touristique. De 23 000 habitants en 1815, la population est passée à près de 50 000 en 1861 et elle dépassera les 140 000 en 1911. Nice accueille une importante émigration italienne. Des aristocrates et des grands bourgeois niçois gèrent la ville : Malausséna sous le second Empire, Raynaud, Borriglione, Gilly, Alziary de Malaussène, Sauvan sous la IIIe République. Les séjours des souverains, en particulier de la reine Victoria à la fin du siècle, donnent à la ville un prestige international. Après la première guerre mondiale, Jean Médecin, maire de Nice (1928-1943 puis 1947-1965), marquera profondément la ville de son empreinte. À partir de 1925 la saison d’été complète celle d’hiver. La seconde guerre mondiale est marquée par l’occupation italienne de novembre 1942.

Le Moyen-âge : Désormais, pendant cinq siècles, la Provence est un état indépendant même si nominalement elle est dans le saint Empire Romain Germanique. À partir du Ve siècle, il y a un évêque à Nice (ainsi qu’à Cemenelum, mais avec l’abandon de la ville romaine pour la colline du château, plus facile à protéger, son évêché disparaît). Nice est dirigée par une famille seigneuriale qui abandonne ses droits à l’évêque et aux consuls au milieu du XIIe siècle. Car dès 1144, la modeste cité confinée sur la colline du château est administrée par les consuls. Par ailleurs la puissante république de Gènes souhaite s’emparer du pays niçois, et une partie des habitants (en particulier les marchands) lui est favorable. Mais ce projet échoue. Au XIIIe siècle se développe la ville basse, enserrée entre la mer et le Paillon, l’actuel Vieux-Nice.

Antiquité:  La grotte du Lazaret et d’autres découvertes éparses sur le terroir niçois montrent un peuplement continu, mais bien sûr fort modeste. Plusieurs siècles avant Jésus-Christ, une tribu ligure, les Védiantiens s’installe sur les collines de Cimiez et du Château. Si le commerce avec les Grecs remonte au VIe siècle av. J-C, c’est seulement entre les IVe et IIe siècle av. J-C que des Phocéens venus de Massalia (Marseille) créent Nikaïa (la Victorieuse) d’où Nice tire son nom. Son emplacement correspond probablement à une partie du Vieux-Nice, à proximité de la mer. Au début de notre ère, les Romains fondent la cité de Cemenelum (Cimiez), capitale de la province des Alpes Maritimes, détrônée par Embrun au IIIe siècle.

Les temps obscurs : Après la chute de l’Empire Romain débute une période extrêmement confuse avec les grandes invasions. La renaissance carolingienne est marquée par la création de l’abbaye de Saint-Pons (emplacement actuel de l’hôpital Pasteur) qui jouera un rôle très important à Nice et dans toute la région, en particulier durant le Moyen-Âge. Après le traité de Verdun (843), Nice fait partie de divers royaumes, notamment de Provence puis de Bourgogne. En 948, le roi Conrad nomme des comtes pour diriger la Provence. L’un d’eux, Guillaume le libérateur, en chassant les Sarrasins en 972 (ils ont ravagé Nice en 813) se libère de la tutelle bourguignonne.

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